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Magnétisme humain et bioélectricité : données scientifiques

Magnétisme énergie des mains

Le corps humain n’est pas uniquement un système biochimique. Son fonctionnement repose également sur des phénomènes électriques, électrochimiques, ioniques et électromagnétiques.

Les potentiels électriques des cellules, les courants ioniques, les champs électriques endogènes impliqués dans certains mécanismes de réparation tissulaire, les champs biomagnétiques produits par le cœur et le cerveau ou encore la présence de magnétite dans des tissus humains sont aujourd’hui des phénomènes étudiés scientifiquement.

Ces connaissances permettent de poser sous un angle différent une question historiquement associée au « magnétisme humain » :

Des phénomènes physiques mesurables au niveau des mains peuvent-ils interagir avec certains mécanismes bioélectriques, ioniques ou électromagnétiques du vivant ?

C’est notamment cette question qu’étudie Arnault Richard de Chicourt à travers ses recherches sur l’activité électrique mesurable au niveau des mains et les expérimentations biologiques auxquelles il a participé.

Quel est l’objet de l’association M.A.I.N.S. ?

M.A.I.N.S. — Médecine Alternative d’Intervention Non-Médicamenteuse et la Science — s’intéresse notamment à la recherche et à l’évaluation scientifique des interventions non médicamenteuses.

Arnault Richard de Chicourt est secrétaire de M.A.I.N.S., présidée par le Dr Denis Piotte.

L’association vise à favoriser une approche structurée, professionnelle et ouverte à l’évaluation scientifique des pratiques non médicamenteuses utilisant notamment les mains.

Elle cherche à mettre en dialogue praticiens professionnels, professionnels de santé, chercheurs, physiciens, ingénieurs, universitaires et autres disciplines pertinentes.

M.A.I.N.S. est également membre adhérente de la Non-Pharmacological Intervention Society (NPIS).

Cette adhésion est mentionnée exclusivement à titre institutionnel : elle ne signifie pas que la NPIS valide, certifie ou recommande à ce jour le magnétisme ou les formations d’ARC Formation®.

 

Quel rapport existe-t-il entre ces recherches et ARC Formation® ?

ARC Formation® : relier pratique, physiologie et recherche

Le protocole ARC Formation® ne consiste pas simplement à apprendre des gestes traditionnellement associés au magnétisme.

Il cherche à relier l’utilisation des mains à la physiologie de l’organisme, aux phénomènes électriques et électrochimiques du vivant et aux observations issues de la pratique et des recherches.

L’enseignement porte notamment sur les structures biologiques concernées, les objectifs des interventions, leurs protocoles, leurs limites et les situations dans lesquelles le praticien doit s’abstenir.

ARC Formation® indique par ailleurs ne pas intervenir sans diagnostic médical préalable lorsque la situation relève d’une pathologie et enseigne différentes règles de précaution et situations d’exclusion.

L’objectif n’est pas de présenter le magnétisme comme capable de tout traiter ni de remplacer la médecine, mais de faire évoluer une pratique historiquement entourée d’explications ésotériques vers une approche plus structurée, prudente, documentée et progressivement confrontée à l’expérimentation scientifique.

Les recherches d’Arnault Richard de Chicourt ont progressivement influencé la construction du protocole ARC Formation®.

L’objectif est de passer d’une pratique reposant essentiellement sur la tradition ou le ressenti à un protocole s’intéressant notamment à :

la physiologie, la localisation anatomique, la distance des mains, la durée d’intervention, les limites de la pratique, les précautions et la recherche du mécanisme.

 

Le corps humain est-il uniquement un système chimique ?

Non.

La physiologie humaine repose évidemment sur des réactions biochimiques, mais également sur des phénomènes électriques, électrochimiques, ioniques et électromagnétiques.

Chaque cellule vivante maintient une différence de potentiel électrique entre l’intérieur et l’extérieur de sa membrane.

Le cœur produit une activité électrique suffisamment importante pour être enregistrée par électrocardiographie.

Le cerveau produit une activité électrique mesurable par électroencéphalographie.

La peau possède également ses propres potentiels électriques.

Les déplacements d’ions sodium, potassium, calcium, chlorure ou hydrogène participent en permanence au fonctionnement cellulaire.

Les courants électriques biologiques génèrent également des champs magnétiques.

Enfin, des recherches ont mis en évidence dans l’organisme humain un matériau ferrimagnétique : la magnétite.

Ces données conduisent à une représentation plus complète du vivant :

l’être humain est à la fois biochimique, bioélectrique, électrochimique et biomagnétique.

Cette réalité scientifique constitue l’un des points de départ des recherches menées par Arnault Richard de Chicourt sur les phénomènes physiques associés aux interventions manuelles sans contact.

 

Qu’est-ce que la bioélectricité humaine ?

Chaque cellule possède une organisation électrique

La bioélectricité ne relève pas d’une médecine alternative.

Elle constitue un domaine établi de la physiologie et de la biologie cellulaire.

Les membranes cellulaires séparent des milieux présentant des concentrations ioniques différentes.

Des canaux ioniques, transporteurs et pompes membranaires organisent notamment les déplacements de :

Na+ — sodium

K+ — potassium

Ca2+ — calcium

Cl− — chlorure

H+ — ion hydrogène

Ces répartitions de charges produisent les potentiels membranaires.

Ils sont indispensables à de nombreuses fonctions biologiques.

L’électricité du vivant ne concerne donc pas seulement le fonctionnement des neurones. Elle intervient également dans la communication cellulaire, la migration des cellules, la prolifération, la différenciation et différents phénomènes de développement et de réparation.

La peau humaine possède-t-elle un système électrique endogène ?

Oui.

La peau est elle-même un tissu électriquement actif.

Lorsqu’un épithélium est intact, le transport directionnel d’ions contribue à maintenir une différence de potentiel.

Lorsqu’une lésion interrompt cette organisation, des courants ioniques apparaissent au niveau de la plaie et génèrent un champ électrique endogène.

Les travaux du professeur Min Zhao et d’autres chercheurs ont notamment étudié l’importance de ces champs électriques dans les mécanismes de cicatrisation.

Une lésion peut ainsi produire des signaux électriques susceptibles de participer à l’orientation de la migration cellulaire.

Les cellules peuvent-elles suivre un champ électrique ?

Oui.

Ce phénomène porte notamment le nom d’électrotaxie ou de galvanotaxie.

Lorsqu’elles sont placées dans certaines conditions expérimentales, différentes cellules peuvent orienter leur déplacement en fonction d’un champ électrique.

Cette réponse a notamment été étudiée dans des cellules participant aux phénomènes de réparation tissulaire.

Cela conduit à une donnée fondamentale pour comprendre les recherches actuelles :

Un phénomène électrique peut constituer une information biologique.

La question pertinente devient donc :

quelle intensité ? quelle fréquence ? quelle distance ? quel tissu ? quelle durée d’exposition ? et quelle réponse biologique ?

 

Existe-t-il de la magnétite dans le corps humain ?

Oui.

Les travaux du professeur Joseph L. Kirschvink

Une autre étape importante dans la compréhension physique du corps humain intervient au début des années 1990.

Le professeur Joseph L. Kirschvink, du California Institute of Technology (Caltech), et ses collaborateurs ont recherché la présence de matériaux magnétiques biologiques dans l’organisme.

En 1992, Joseph L. Kirschvink, Atsuko Kobayashi-Kirschvink et Barbara J. Woodford publient dans les Proceedings of the National Academy of Sciences :

“Magnetite Biomineralization in the Human Brain”.

Lorsqu’un épithélium est intact, le transport directionnel d’ions contribue à maintenir une différence de potentiel.

Lorsqu’une lésion interrompt cette organisation, des courants ioniques apparaissent au niveau de la plaie et génèrent un champ électrique endogène.

Les travaux du professeur Min Zhao et d’autres chercheurs ont notamment étudié l’importance de ces champs électriques dans les mécanismes de cicatrisation.

Une lésion peut ainsi produire des signaux électriques susceptibles de participer à l’orientation de la migration cellulaire.

Les cellules peuvent-elles suivre un champ électrique ?

Oui.

Ce phénomène porte notamment le nom d’électrotaxie ou de galvanotaxie.

Lorsqu’elles sont placées dans certaines conditions expérimentales, différentes cellules peuvent orienter leur déplacement en fonction d’un champ électrique.

Cette réponse a notamment été étudiée dans des cellules participant aux phénomènes de réparation tissulaire.

Cela conduit à une donnée fondamentale pour comprendre les recherches actuelles :

Un phénomène électrique peut constituer une information biologique.

La question pertinente devient donc :

quelle intensité ? quelle fréquence ? quelle distance ? quel tissu ? quelle durée d’exposition ? et quelle réponse biologique ?

 

Existe-t-il de la magnétite dans le corps humain ?

Oui.

Les travaux du professeur Joseph L. Kirschvink

Une autre étape importante dans la compréhension physique du corps humain intervient au début des années 1990.

Le professeur Joseph L. Kirschvink, du California Institute of Technology (Caltech), et ses collaborateurs ont recherché la présence de matériaux magnétiques biologiques dans l’organisme.

En 1992, Joseph L. Kirschvink, Atsuko Kobayashi-Kirschvink et Barbara J. Woodford publient dans les Proceedings of the National Academy of Sciences :

“Magnetite Biomineralization in the Human Brain”.

Les chercheurs identifient dans les tissus humains étudiés des cristaux appartenant à la famille magnétite-maghémite.

La magnétite possède la formule chimique :

Fe3O4

et présente une caractéristique particulièrement importante :

elle est ferrimagnétique.

Combien de cristaux de magnétite ont été rapportés ?

Les auteurs rapportent au minimum environ :

5 millions de cristaux monodomaines par gramme dans la plupart des tissus cérébraux étudiés et plus de : 100 millions de cristaux par gramme dans la pie-mère et la dure-mère.

Ils observent également des regroupements de particules.

Ces travaux démontrent ainsi que les tissus humains étudiés ne sont pas dépourvus de matériaux ferrimagnétiques.

La magnétite biologique est-elle limitée au cerveau ?

La publication PNAS de 1992 porte spécifiquement sur le cerveau humain.

Mais une autre publication de Kirschvink et de ses collaborateurs, intitulée :

“Magnetite in Human Tissues: A Mechanism for the Biological Effects of Weak ELF Magnetic Fields”

rapporte des traces de magnétite biogénique dans « pratiquement tous les tissus humains examinés ».

La présence de magnétite biologique ne doit donc pas être présentée comme une particularité exclusivement cérébrale dans les travaux cités.

 

Pourquoi la magnétite intéresse-t-elle la recherche sur les champs faibles ?

Parce qu’un matériau ferrimagnétique ne se comporte pas face à un champ magnétique comme la majorité des constituants biologiques ordinaires.

Les travaux de Kirschvink ont donc introduit un candidat physique permettant d’étudier comment certains champs magnétiques faibles pourraient interagir avec des structures biologiques.

Kirschvink a-t-il proposé un mécanisme impliquant les canaux ioniques ?

Oui.

Kirschvink ne s’est pas limité à étudier l’existence de magnétite.

Il a également proposé un modèle dans lequel une structure contenant de la magnétite pourrait subir une action mécanique sous l’influence d’un champ magnétique et, dans certaines conditions, interagir avec des structures membranaires telles que des canaux ioniques.

La chaîne biophysique envisagée peut être représentée ainsi :

Champ magnétique faible → magnétite biologique → mouvement mécanique → membrane cellulaire → canal ionique → modification possible du fonctionnement cellulaire.

Ce modèle relie ainsi magnétisme, mécanique, électricité et physiologie cellulaire.

Il ne démontre cependant pas le mécanisme du protocole ARC Formation®.

Il constitue une pièce indépendante du problème scientifique.

 

Le corps humain et donc aussi les mains produit-il lui-même des champs électromagnétiques ?

Oui.

L’organisme ne possède pas seulement des structures susceptibles d’interagir avec certains phénomènes physiques : il produit lui-même une activité électromagnétique.

Le cœur en constitue un exemple évident.

Chaque contraction cardiaque est précédée d’une activité électrique enregistrable par électrocardiogramme (ECG).

Cette activité électrique cardiaque s’accompagne d’une composante magnétique pouvant être mesurée par magnétocardiographie avec des instruments suffisamment sensibles.

Le cerveau présente lui aussi une activité magnétique associée aux courants neuronaux, mesurable par magnétoencéphalographie (MEG).

Le biomagnétisme humain n’est donc pas seulement une construction théorique :

Certains champs magnétiques produits par l’activité physiologique du corps humain sont mesurables.

 

Que montrent les travaux de Rollin McCraty lorsque deux personnes se tiennent par les mains ?

Cette question a notamment été étudiée par Rollin McCraty, Mike Atkinson, Dana Tomasino et William A. Tiller dans :

“The Electricity of Touch: Detection and Measurement of Cardiac Energy Exchange Between People”.

Dans leur étude, les expérimentateurs ont notamment placé deux personnes face à face en leur demandant de se tenir par les mains.

Les chercheurs enregistraient simultanément leur activité électrophysiologique afin de déterminer si le signal cardiaque de l’une pouvait être retrouvé dans les enregistrements effectués sur l’autre.

Lorsque les deux participants se tenaient par les mains, les chercheurs rapportent avoir détecté le signal électrocardiographique (ECG) d’une personne dans les enregistrements réalisés sur l’autre.

Les auteurs ont également testé différentes façons de se tenir les mains et rapporté des différences d’amplitude du signal selon la configuration utilisée.

Les mains constituaient donc directement l’interface physique entre les deux organismes dans cette partie de l’expérimentation.

Les chercheurs ont également étudié certaines situations sans contact et rapporté une détection dans certaines conditions de proximité, avec une amplitude plus faible.

Ces travaux ne démontrent pas à eux seuls le mécanisme du magnétisme manuel.

Ils présentent néanmoins un intérêt pour l’étude de signaux électrophysiologiques entre deux organismes.

 

Quel rapprochement peut être fait entre Kirschvink, Zhao, McCraty et les recherches d’Arnault Richard de Chicourt ?

Plusieurs éléments scientifiques indépendants peuvent être rapprochés sans prétendre qu’ils démontrent déjà un mécanisme causal unique.

Joseph L. Kirschvink et ses collaborateurs ont mis en évidence des structures ferrimagnétiques chez l’être humain et proposé des mécanismes permettant d’étudier leur interaction avec des champs faibles.

La bioélectricité moderne établit que les cellules fonctionnent grâce à des gradients électriques et ioniques.

Le Pr Min Zhao et d’autres chercheurs ont étudié et prouvé en 2014 le rôle des champs électriques endogènes dans la migration cellulaire et la réparation des tissus.

McCraty et ses collaborateurs ont rapporté la détection d’un signal électrophysiologique provenant d’une personne dans les enregistrements d’une autre dans certaines conditions expérimentales de contact, notamment lorsque les participants se tenaient par les mains.

Arnault Richard de Chicourt, enfin, a consacré une partie de ses travaux aux phénomènes électriques mesurables au niveau des mains avant de participer à des expérimentations portant directement sur la réponse de tissus humains.

Une question centrale peut alors être formulée :

Quelles propriétés électriques sont mesurables au niveau des mains et dans quelles conditions pourraient-elles participer à une interaction avec un système biologique ?

 

Qu’ont mesuré les travaux d’Arnault Richard de Chicourt au niveau des mains ?

Plutôt que de considérer automatiquement le phénomène traditionnellement appelé « magnétisme » comme une énergie mystérieuse, Arnault Richard de Chicourt a cherché à étudier ce qui pouvait être physiquement mesuré au niveau des mains.

Des mesures électriques ont ainsi été réalisées dans différentes conditions.

Ces recherches ont fait l’objet de documents déposés auprès de l’Académie des sciences de Paris, sous les références : n°18146 et n°18161.

Cette première étape consistait donc à : mesurer les mains du praticien.

Mais mesurer une activité électrique au niveau des mains ne suffit évidemment pas à démontrer un effet biologique.

Il fallait franchir une seconde étape : mesurer directement la réponse du vivant.

 

Une intervention manuelle sans contact peut-elle être associée à une réponse biologique mesurable ?

Cette question a conduit à une expérimentation utilisant non pas le ressenti d’un patient, mais des explants de peau humaine.

Ce modèle permet notamment d’écarter plusieurs facteurs subjectifs :

pas de croyance dans le magnétisme ; Pas d’attente thérapeutique ; pas de relation psychologique avec le praticien ; Pas de déclaration subjective d’une amélioration.

Il devient ainsi possible de rechercher directement une réponse biologique mesurable dans le modèle expérimental.

 

Quelle étude scientifique a été publiée en 2025 ?

Cette recherche a donné lieu à la publication :

John Sadi & Arnault Richard de Chicourt

“Preliminary Study of Non-Touch Hand Healing on Human Skin Explants”

Journal of Scientific Exploration

Volume 39, numéro 3, pages 286–300 — 2025

DOI : 10.31275/2025.3563

L’étude porte sur des explants de peau humaine et analyse plusieurs indicateurs biologiques associés notamment à l’inflammation, à la prolifération cellulaire et aux premières étapes de réparation tissulaire.

Quelle réponse biologique a été rapportée ?

La publication rapporte notamment :

des modifications morphologiques de type érythémateux ; une faible expression de Ki67 ; une augmentation de l’IL-6.

Pour l’IL-6, l’analyse publiée rapporte une différence statistiquement significative :

p = 0,00407.

Ces résultats constituent une observation biologique mesurable dans les conditions expérimentales étudiées.

Ils ne démontrent cependant pas à eux seuls quel mécanisme physique serait responsable de cette réponse.

 

Pourquoi le rapprochement avec la bioélectricité est-il intéressant ?

La recherche sur la cicatrisation établit notamment que :

Une lésion cutanée modifie les courants ioniques ;

Des champs électriques endogènes apparaissent ;

Certaines cellules impliquées dans la réparation répondent à des signaux électriques ; les canaux ioniques jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement cellulaire.

Parallèlement, l’étude de Sadi et Richard de Chicourt rapporte une réponse biologique sur des explants cutanés après une intervention manuelle sans contact, tandis que les travaux antérieurs d’Arnault Richard de Chicourt portent précisément sur des phénomènes électriques mesurables au niveau des mains.

Cela conduit à une hypothèse de recherche précise :

Les propriétés électriques ou électromagnétiques mesurables au niveau des mains pourraient-elles participer à la modulation de mécanismes bioélectriques ou ioniques du tissu ?

Cette relation causale n’est pas encore démontrée.

Elle constitue cependant une hypothèse suffisamment précise pour pouvoir être confrontée à l’expérimentation.

 

Comment cette hypothèse peut-elle être testée expérimentalement ?

L’intérêt d’une hypothèse mécanistique est précisément qu’elle peut être mise en échec ou confortée par l’expérience.

Il devient notamment possible de comparer :

Intervention sans blindage ; intervention avec différents types de blindage ; contrôle sans intervention ; différentes distances et durées d’exposition ; et éventuellement des sources physiques artificielles reproduisant certaines caractéristiques du signal mesuré.

Si la réponse biologique varie systématiquement avec une composante physique déterminée, l’hypothèse mécanistique gagne en force.

Dans le cas contraire, elle doit être réévaluée.

C’est ce qui distingue une hypothèse scientifique testable d’une explication impossible à réfuter.

 

À retenir

La démarche peut finalement être résumée ainsi :

  1. Mesurer ce qui existe physiquement au niveau des mains.
  2. Observer si une modification biologique apparaît dans des conditions expérimentales contrôlées.
  3. Comprendre quel mécanisme physique et biologique pourrait relier les deux phénomènes.
  4. Reproduire les observations dans de nouvelles expériences et, idéalement, par des équipes indépendantes.

 

Questions fréquentes sur le magnétisme humain et la bioélectricité

Le corps humain produit-il de l’électricité ?

Oui. Les potentiels membranaires, les courants ioniques et les activités électriques cardiaque et cérébrale font partie de la physiologie humaine.

Le corps humain produit-il des champs magnétiques ?

Oui. L’activité électrique du cœur et du cerveau s’accompagne de champs magnétiques mesurables notamment par magnétocardiographie et magnétoencéphalographie.

Existe-t-il réellement de la magnétite dans le corps humain ?

Oui. Les travaux de Joseph L. Kirschvink et de ses collaborateurs ont mis en évidence de la magnétite biogénique dans des tissus humains.

Seulement dans le cerveau ?

Non. La publication PNAS historique porte sur le cerveau, tandis qu’une autre publication de Kirschvink et de ses collaborateurs rapporte des traces de magnétite dans « pratiquement tous les tissus humains examinés ».

Pourquoi cette magnétite est-elle intéressante ?

Parce qu’elle est ferrimagnétique et fournit un mécanisme physique potentiel permettant d’étudier l’interaction entre certains champs magnétiques faibles et des structures biologiques.

Kirschvink propose-t-il un mécanisme biologique ?

Oui, à titre de modèle biophysique. Il a notamment étudié la possibilité que le déplacement de structures contenant de la magnétite puisse exercer une action mécanique susceptible d’interagir avec des canaux ioniques transmembranaires.

Des signaux électrophysiologiques peuvent-ils être détectés entre deux personnes ?

McCraty et ses collaborateurs ont rapporté la détection de la signature ECG d’une personne dans les enregistrements d’une autre dans certaines situations expérimentales, notamment lorsque les participants se tenaient par les mains.

Ces travaux ne constituent cependant pas une démonstration générale d’un mécanisme thérapeutique.

Des champs électriques interviennent-ils dans la cicatrisation ?

Oui. Les champs électriques endogènes associés aux lésions et leur rôle dans l’orientation de certaines migrations cellulaires sont documentés dans la littérature scientifique.

Arnault Richard de Chicourt a-t-il participé à une étude rapportant une réponse biologique sans contact ?

Oui. Une publication scientifique de 2025 rapporte des réponses biologiques mesurables sur des explants de peau humaine après l’intervention manuelle sans contact étudiée.

Est-il démontré que l’activité électrique des mains est responsable de cette réponse ?

Non, pas à ce stade.

C’est précisément la question mécanistique qui doit désormais être étudiée.

 

Références scientifiques principales

Kirschvink JL, Kobayashi-Kirschvink A, Woodford BJ.

Magnetite Biomineralization in the Human Brain.

Proceedings of the National Academy of Sciences, 1992 ; 89(16) : 7683–7687.

DOI : 10.1073/pnas.89.16.7683

Kirschvink JL, Kobayashi-Kirschvink A, Diaz-Ricci JC, Kirschvink SJ.

Magnetite in Human Tissues: A Mechanism for the Biological Effects of Weak ELF Magnetic Fields.

Bioelectromagnetics, 1992 ; Suppl 1 : 101–113.

DOI : 10.1002/bem.2250130710

Zhao M.

Electrical Fields in Wound Healing — An Overriding Signal That Directs Cell Migration.

Seminars in Cell & Developmental Biology, 2009 ; 20(6) : 674–682.

DOI : 10.1016/j.semcdb.2008.12.009

McCraty R, Atkinson M, Tomasino D, Tiller WA.

The Electricity of Touch: Detection and Measurement of Cardiac Energy Exchange Between People.

In: Brain and Values: Is a Biological Science of Values Possible?, 1998 ; 359–379.

Sadi J, Richard de Chicourt A.

Preliminary Study of Non-Touch Hand Healing on Human Skin Explants.

Journal of Scientific Exploration, 2025 ; 39(3) : 286–300.

DOI : 10.31275/2025.3563

 

Conclusion : de la mesure des mains à la recherche du mécanisme

La physiologie moderne établit que le vivant est biochimique, bioélectrique, électrochimique et biomagnétique.

Les travaux de Zhao montrent l’importance de phénomènes électriques endogènes dans certains mécanismes tissulaires.

Kirschvink et ses collaborateurs ont mis en évidence la présence de magnétite biogénique chez l’être humain et proposé des mécanismes biophysiques permettant d’étudier l’interaction de champs faibles avec certaines structures cellulaires.

McCraty et ses collaborateurs ont rapporté la détection de signaux électrophysiologiques entre deux personnes dans certaines conditions expérimentales, notamment lorsqu’elles se tenaient par les mains.

Dans cette continuité, Arnault Richard de Chicourt a développé des recherches sur l’activité électrique mesurable au niveau des mains, puis participé à une expérimentation destinée à rechercher directement une réponse biologique lors d’une intervention manuelle sans contact.

Cette deuxième étape a donné lieu en 2025 à la publication avec John Sadi de :

“Preliminary Study of Non-Touch Hand Healing on Human Skin Explants”.

L’étude rapporte une réponse biologique mesurable dans les conditions expérimentales étudiées, dont une différence statistiquement significative concernant l’IL-6.

Le mécanisme causal est désormais sur une piste d’explication mais reste désormais à démontrer avec des expérimentations qui n’ont à ce jour jamais été réalisée.

La question scientifique peut cependant désormais être formulée avec précision :

Les phénomènes électriques ou électromagnétiques mesurables au niveau des mains d’Arnault Richard de Chicourt peuvent-ils interagir avec les mécanismes bioélectriques, ioniques ou magnétosensibles d’un tissu humain et expliquer tout ou partie de la réponse biologique observée ?

C’est l’un des axes sur lesquels la poursuite de la recherche peut désormais se concentrer.

La démarche développée par Arnault Richard de Chicourt et transmise au sein d’ARC Formation® vise ainsi à faire évoluer l’étude du magnétisme d’une explication essentiellement traditionnelle vers une démarche fondée sur : la mesure, la physiologie, l’expérimentation et la recherche du mécanisme.

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